photo : Mathieu Huvelle Photography
En octobre, le pape Léon XIV a publié l’exhortation apostolique Dilexi te (Je t’ai aimé). Un texte fort, qui rappelle que l’attention aux pauvres n’est pas une option parmi d’autres : c’est une priorité, et ce sont les personnes en situation de pauvreté qui doivent guider notre action. Ce message résonne profondément avec la mission d’Entraide et Fraternité, mission que nous avons renouvelée à travers notre nouveau cadre stratégique qui définit la vision de notre association pour les années à venir.
Les témoignages de nos partenaires, représentantes et représentants de nos pays d’intervention — Philippines, Palestine, Afrique centrale, Amérique latine, Haïti — ont renforcé notre engagement. Ils et elles ont montré l’importance des alliances et la nécessité de relier les luttes afin de défendre les droits des communautés marginalisées. Ainsi, avec la CIDSE, notre réseau international, nous avons participé au Sommet des peuples, qui a eu lieu en parallèle à la COP 30 à Belém, et relayé les défis et revendications des populations locales.
Mais ces engagements prennent place dans un contexte mondial de plus en plus instable. En Haïti et en RD Congo, des groupes armés prennent le pouvoir, des populations se déplacent, l’insécurité alimentaire s’installe. Nos partenaires ont dû s’adapter, tenir, continuer. Grâce à votre soutien, nous avons pu être à leurs côtés.
Ce que nous retenons ? La résistance remarquable des populations locales. La confirmation que l’agriculture familiale et l’agroécologie sont des leviers puissants de solidarité et d’action commune (y compris dans les zones urbaines). Enfin, l’importance cruciale de la coopération internationale, pourtant aujourd’hui remise en question aux États-Unis avec la fin de l’USAID, mais aussi dans nos pays européens.
Merci pour votre présence : en paroisse, aux rencontres avec nos partenaires, aux soirées ciné-débats, dans les écoles… Merci pour votre soutien financier, qui donne les moyens d’agir et le courage de dénoncer alors que l’espace civique rétrécit et que l’engagement militant est de plus en plus criminalisé. Un autre récit est possible. Il doit être construit avec les personnes concernées. Nous nous y engageons, avec vous à nos côtés.
Axelle Fischer, secrétaire générale
Adrien de Vreese, président
Entraide et Fraternité, en collaboration avec son association soeur Action Vivre Ensemble, a adopté en 2025 un nouveau cadre stratégique pour les 10 années à venir. Dans un monde marqué par la montée des inégalités, des populismes, des crises climatiques et le recul de la coopération internationale, nous affirmons un choix clair : agir avec espérance plutôt que de céder au repli sur soi.
Notre mission d’ONG belge de coopération au développement et de solidarité internationale reste pleinement actuelle : réduire les inégalités et combattre les injustices sociales, dans les pays du Sud comme en Belgique. La souveraineté alimentaire et la défense des droits civils, sociaux, économiques et politiques constituent notre boussole.
Notre action repose sur trois leviers qui se renforcent mutuellement :
Solidarité, équité, durabilité, intégrité. Elles orientent concrètement nos décisions, nos partenariats et nos priorités.
Pour rendre cela possible dans la durée, nous voulons consolider les moyens financiers dédiés à nos partenaires du Sud tout en continuant à renforcer notre mode de gouvernance. Nous misons aussi sur une communication audacieuse pour mobiliser de nouveaux publics, ainsi que sur une culture de l’évaluation et de l’apprentissage afin de mieux mesurer notre impact et d’innover au service de nos missions.
Retrouvez l’entièreté de notre nouveau cadre stratégique sur entraide.be/cadre-strategique
Malgré un contexte international qui s’assombrit, les échanges ont mis en lumière des résultats concrets dans les dix pays d’intervention : des milliers de ménages agricoles accompagnés vers la souveraineté alimentaire, avec une attention particulière à l’autonomisation des femmes. Ils ont également souligné l’importance d’un plaidoyer politique renforcé.
Des témoignages forts ont fait entendre les résistances dans des contextes marqués par les conflits armés, l’accaparement des terres, l’exploitation minière et la réduction des espaces démocratiques – y compris en Belgique.
« Vous nous donnez l’espoir et l’obligation de résister. »
— Guy Des Aulniers, directeur du service international
Ce séminaire a permis d’identifier les défis à venir : renforcer les liens Nord-Sud, capitaliser les apprentissages et agir dans un contexte de restrictions budgétaires. Ces perspectives sont portées par une volonté commune : s’appuyer sur les luttes et la parole des paysan·nes qui refusent l’injustice et se battent pour une Terre plus juste.
« Nous sommes heureux d’avoir participé non seulement à un nouveau programme, mais à une vision de lutte commune et de résistance pour les prochaines années. »
— Ricot Jean-Pierre, coordinateur de la PAPDA, Haïti
Les 11 et 12 septembre, plus de 400 acteurs et actrices de la solidarité internationale se sont réunis à Bruxelles pour les Assises de la Coopération internationale.
Dans un monde marqué par la multiplication des conflits et des crises climatiques, ce rendez-vous quinquennal a réaffirmé une urgence : face au désordre mondial, il faut plus de solidarité, pas moins.
Fait marquant de ces Assises, Ricot Jean-Pierre (PAPDA, partenaire d’Entraide et Fraternité en Haïti) a pris part aux échanges. Il y a porté avec force la voix du peuple haïtien, rappelant l’impact direct des décisions prises en Europe sur les populations locales.
La coopération n’est pas à sens unique. C’est un investissement dans la stabilité et la prospérité mondiale qui bénéficie autant aux populations partenaires qu’aux citoyens et citoyennes d’ici.
Les coupes dans la Coopération internationale, dont la réduction de 25 % du budget belge, menacent la vie de millions de personnes. Or, l’aide au développement n’est pas un coût : c’est un investissement vital pour la santé, l’emploi et la paix.
Le secteur appelle à une coopération fondée sur l’égalité entre partenaires et à une cohérence des politiques publiques : les accords commerciaux ne doivent plus contrecarrer le développement sur le terrain.
Les intervenants et intervenantes - Rulla Sarras (Palestine), Clément Bisimwa (RD Congo), Ricot Jean-Pierre (Haïti), Michel Liégeois (UCLouvain), Élise Kervyn (CNCD-11.11.11) - ont rappelé que face aux injustices et aux conflits, la solidarité internationale, qui est une reconnaissance mutuelle de notre humanité commune, est une nécessité.
« C’est vous qui nous donnez de la force. Nous devons agir ensemble pour substituer un projet de vie au projet de mort. »
— Rulla Sarras, membre de la Rural Women Development Society
Les témoignages ont illustré la résilience des partenaires face à des situations extrêmes. En RD Congo, par exemple, malgré l’insécurité, les organisations locales poursuivent leur travail auprès des communautés paysannes. Toutes et tous ont également insisté sur la nécessité de mieux faire entendre la voix des communautés locales auprès des responsables politiques.
Une conviction s’est dégagée tout au long de cette journée : la solidarité internationale doit être politique, courageuse et créative, capable de relier les luttes locales et globales au service d’un monde plus juste.
PARTENAIRES
PAYS D’ACTION
Total = 835.987 €
RD Congo = 319.427 €
Burundi = 266.908 €
Madagascar = 227.050 €
Rwanda = 22.602 €
2025 avait débuté sous le signe de l’espoir avec une foire agricole rayonnante à Walungu. Mais cet élan a été brutalement brisé par la guerre. Face au chaos, les partenaires congolais d’Entraide et Fraternité (APEF, CAB, CHANGE, CPR) ont fait preuve d’un engagement remarquable pour continuer à soutenir les familles paysannes.
Quelques jours avant l’avancée des rebelles de l’AFC/M23, 3.000 personnes se sont rassemblées à la foire agricole du Sud-Kivu pour valoriser les savoirs paysans et célébrer une agriculture familiale durable.
En trois jours, 120 coopératives ont démontré leur savoir-faire. Les étals regorgeaient de cultures vivrières (riz, sorgho, bananes…) ainsi que de produits transformés de qualité (miel, jus, farines). Plus qu’un marché, la foire agricole a mis en lumière le rôle central des femmes dans la gestion des coopératives. Un véritable espace d’émancipation.
Ce tableau d’espoir s’est brutalement assombri le 16 février, avec la prise de Bukavu par les rebelles de l’AFC/M23. Dans les mois suivants, plusieurs localités stratégiques du Sud-Kivu tombent également sous leur contrôle. Les affrontements avec l’armée congo- laise font des milliers de morts et provoquent des déplacements massifs. En quelques heures, plus de 25.000 personnes fuient vers l’île d’Idjwi, épargnée par les combats. Au total, on dénombre plus de 6,1 millions de déplacés internes. Pour celles et ceux qui parviennent à rentrer chez eux, le choc est immense : maisons pillées, champs dévastés et récoltes évapo- rées. L’insécurité alimentaire explose.
Face à l’ampleur de la crise, Entraide et Fraternité a immédiatement activé un fonds d’urgence. Grâce à la solidarité des donateurs et donatrices, les partenaires locaux d’Entraide et Fraternité — APEF, CAB, CPR et CHANGE — ont apporté un soutien vital aux familles les plus durement touchées par le conflit.
Malgré l’insécurité et les restrictions de déplacement, les partenaires d’Entraide et Fraternité ont adapté leurs actions pour continuer à soutenir les communautés.
• Relais communautaires : présent·es dans les villages et formés depuis des années, les animateurs et animatrices communautaires ont pris le relais lorsque les équipes de coordination ne pouvaient plus se déplacer.
• Solidarité digitale : la fermeture des banques a été contournée grâce au Mobile Money, permettant des transferts sécurisés pour que les communautés relancent leurs activités.
• Adaptation agricole : les partenaires ont privilégié des cultures à cycle court, plus résistantes et permettant des récoltes rapides afin de répondre aux besoins immédiats.
En mars 2025, les autorités rwandaises ont interdit toute collaboration entre les ONG rwandaises et belges, entrainant l’arrêt des projets d’Entraide et Fraternité dans le pays.
Cette décision fait suite à la rupture des relations diplomatiques entre la Belgique et le Rwanda : le gouvernement rwandais reproche à la Belgique d’avoir soutenu des sanctions européennes à l’encontre de Kigali dans le conflit qui déchire l’est de la RD Congo.
Les premières victimes de cette situation sont les familles paysannes, dont les conditions de vie restent précaires malgré le développement du pays. L’arrêt des projets fragilise directement leur sécurité alimentaire.
Même si les activités sont aujourd’hui suspendues, Entraide et Fraternité reste attentive à l’évolution de la situation, avec l’espoir de pouvoir reprendre ce travail de solidarité dès que possible.
PARTENAIRES
PAYS D’ACTION
Total = 940.801 €
Guatemala = 305.053 €
Haïti = 217.331 €
Pérou = 170.346 €
Nicaragua = 167.650 €
Brésil = 80.421 €
En Amérique latine, l’espace civique se referme et prend plusieurs visages. D’un côté, les règles administratives entravent le travail des ONG. De l’autre, les sommets internationaux tiennent à l’écart les populations directement concernées.
L’année 2025 a marqué un tournant pour les partenaires péruviens d’Entraide et Fraternité. Une nouvelle loi soumet désormais toute activité financée par la coopération internationale à une autorisation de l’État péruvien. Cette mesure remet en cause l’autonomie des organisations et leur capacité à agir librement.
Plus grave encore, l’utilisation de fonds de la coopération internationale pour soutenir des victimes de violations des droits humains qui oseraient mettre en cause l’État péruvien est désormais considérée comme un « délit très grave ». Les sanctions en cas de non-respect sont lourdes : dissolution des organisations ou amendes disproportionnées (jusqu’à 720 000 USD).
Le Pérou n’est pas un cas isolé. Partout en Amérique latine, l’espace civique se réduit. Au Nicaragua, des milliers d’organisations ont été interdites depuis 2018. Au Venezuela ou au Paraguay, l’administration est devenue un outil de répression.
Les partenaires d’Entraide et Fraternité, face à ces restrictions, s’organisent pour poursuivre leur mission : multiplication des démarches administratives, adaptation de la présentation de leurs activités afin d’éviter toute critique des autorités... Une charge qui pèse lourdement sur les équipes, au détriment de l’action auprès des communautés marginalisées.
L’hostilité des autorités envers la société civile concerne aussi les instances mondiales. À Belém, lors de la COP 30, malgré les promesses des organisateurs, les multinationales et leur « greenwashing » demeuraient au cœur des négociations, tandis que les mouvements sociaux et les peuples autochtones restaient cantonnés à un rôle de figuration.
En réponse, Entraide et Fraternité et ses partenaires d’Haïti, du Brésil et du Pérou ont participé au Sommet des peuples, un contre-sommet organisé par la société civile. Marqué par une marche pour le climat de 70 000 personnes, il a permis de faire pression sur la COP officielle et d’arracher des résultats concrets : la démarcation de terres indigènes au Brésil et l’interdiction de l’exploitation pétrolière en Amazonie colombienne.
Refusant d’être invisibilisé·es, des représentants et représentantes autochtones ont tenté d’entrer dans la « Zone bleue », l’espace de la COP réservé aux négociations officielles. Repoussée par les forces de sécurité, cette action a néanmoins envoyé un message fort : l’avenir de l’Amazonie ne peut se décider sans celles et ceux qui y vivent et la protègent.
70 000 personnes exigent le respect de la planète lors d’une marche du Sommet des peuples
« Ce potager est mon espace pour devenir quelqu’un et la possibilité d’offrir une nourriture saine à mes trois enfants. »
Mónica
photo : Mathieu Huvelle Photography
PARTENAIRES
PAYS D’ACTION
Total = 383.878€
Philippines = 239.841 €
Israël & Territoire Palestinien Occupé = 143.182 €
Inde = 855 €
2025 restera comme une des années les plus sombres de l’histoire de la Palestine. Entre le génocide à Gaza et l’asphyxie progressive de la Cisjordanie, les conditions de vie des Palestiniennes et Palestiniens ont atteint un niveau critique.
Pourtant, sur place et ici en Belgique, la solidarité portée par Entraide et Fraternité et ses partenaires refuse de s’éteindre.
À Gaza, l’offensive militaire lancée par Israël après le 7 octobre 2023 a fait plus de 70 000 morts et transformé le territoire en champ de ruines. Environ 83 % des infrastructures sont endommagées et près de la moitié totalement détruites. Des centaines de milliers de personnes vivent sous des tentes ou dans les décombres, dépendant presque entièrement de l’aide humanitaire pour survivre.
En Cisjordanie, l’opération « Mur de fer » lancée par Israël en janvier 2025 a marqué la plus grande campagne militaire depuis la deuxième Intifada. Conjuguée aux attaques quotidiennes de colons, elle a provoqué la pire crise de déplacements forcés depuis 1967.
Dans ce contexte d’oppression, Entraide et Fraternité a poursuivi son engagement aux côtés de ses partenaires qui continuent à soutenir les communautés palestiniennes malgré les violences.
RWDS : cultiver la terre pour résister
À Yabrud, près de Ramallah, l’association Rural Women’s Development Society (RWDS) a accompagné 35 femmes dans la culture et la commercialisation du thym, une plante emblématique liée à la terre et à l’identité palestiniennes. Malgré les saccages réguliers des équipements agricoles par les colons, la majorité d’entre elles a réussi à transformer le thym en source de revenus, renforçant leur autonomie économique et leur présence sur leurs terres.
« Beaucoup de gens en Occident essaient de nier le système d’apartheid en place. Mais il existe bien. Tout ce que vous pouvez faire, de petit ou grand, s’il vous plaît, faites-le ! Quand nous voyons des gens se lever pour défendre nos droits, cela nous donne de l’espoir et nous donne le sentiment que quelqu’un se soucie de ce que nous vivons. »
Basel Adra
animations en Wallonie et à Bruxelles
personnes sensibilisées
volontaires mobilisés
La campagne de Carême de partage Semons la solidarité, cultivons l’espérance ! a constitué un temps fort de l’ECMS.
Pendant trois semaines, des partenaires du Pérou (MOCICC, Chibolito, Kallpa, IBC) ont parcouru la Wallonie et Bruxelles pour témoigner de leurs réalités : agroécologie urbaine, droits des enfants et luttes sociales. Près de 2.900 personnes les ont rencontrés — notamment lors de la messe d’inauguration, de conférences ainsi que de visites d’associations locales (Début des haricots, Ceinture Aliment- Terre Liégeoise...).
initiatives prises par des décideurs et décideuses politiques suite aux interpellations d’Entraide et Fraternité
interpellations reprises dans la presse écrite et audio-visuelle
grandes mobilisations collectives organisées
Pesticides interdits : une victoire majeure
En juin 2025, la loi interdisant l’exportation de pesticides interdits en Europe vers des pays hors Union européenne est officiellement entrée en vigueur. Cette victoire, portée par Entraide et Fraternité et Humundi, met fin à une injustice flagrante : exporter des produits jugés dangereux pour notre santé et l’environnement vers d’autres populations.
Mercosur signé, combat non terminé !
En 2025, la Wallonie s’est mobilisée contre le traité de libre-échange UE-Mercosur : manifestations, un « dîner empoisonné » à Liège, et même des vaches qui marchent contre l’accord dans les rues de Grandvoir ! Malgré cette mobilisation citoyenne, la Commission européenne a signé l’accord. Mais sous la pression de la société civile, le Parlement européen a saisi la Cour de justice de l’UE pour questionner la légalité de la procédure. Le combat continue.
Sélectionné par BeGlobal, Entraide et Fraternité a mené un projet pilote à l’Athénée Royal Rochefort- Jemelle. S’appuyant sur des méthodologies innovantes proposées par la Haute École UCLL, dix-huit élèves des options vente, puériculture ou maçonnerie ont exploré leur rôle face aux défis d’une transition écologique et juste.
D’abord distants - « Nous, on a des gros bras, on n’est pas là pour réfléchir » -, la curiosité l’a emporté grâce à des outils pédagogiques (jeux, récits) adaptés à leurs futurs métiers. La visite d’un chantier en éco-construction a permis aux apprentis maçons de se projeter comme de véritables acteurs du changement, fiers de l’impact positif que leur futur métier peut avoir sur le monde.
« Moi je m’en fous, c’est pas mon pays, c’est pas ma guerre » : sous ce titre provocateur, 21 élèves en mécanique automobile et menuiserie de l’Institut Technique Libre d’Ath ont lancé une série de podcasts, confrontant leurs visions de la paix et de la justice climatique à des invités de marque comme Ludivine Dedonder ou Jean-Pascal van Ypersele.
L’originalité repose sur le dialogue Nord-Sud : au même moment, des jeunes de CHANGE, partenaire d’Entraide et Fraternité au Sud-Kivu (RDC), ont réalisé des émissions sur les mêmes thèmes. Les élèves ont découvert que leurs préoccupations se rejoignent malgré la distance. Une expérience humaine qui transforme durablement leur regard sur le monde.
> Découvrez les podcasts
15 analyses et 1 étude ont été réalisées, contribuant à mettre ces enjeux à l’agenda public.
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Face aux violations du droit international par Israël, cette analyse appelle la Belgique et l’UE à utiliser leurs leviers économiques : suspendre l’accord commercial UE-Israël et interdire le commerce avec les colonies illégales. > Lire
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Présentée comme une aide au développement, la stratégie européenne du Global Gateway sert surtout les intérêts économiques des multinationales européennes, au détriment des populations locales — une logique néocoloniale financée par la coopération internationale. > Lire
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| Dons privés | 1.257.858 € | 23 % | |
| Paroisses, écoles et groupes | 364.645 € | 7 % | |
| Subsides publics | 3.034.686 € | 56 % | |
| Fondations | 323.126 € | 6 % | |
| Legs et autres recettes | 459.216 € | 8 % | |
| TOTAL | 5.439.530 € |
| Fonds pour les missions | 4.020.046 € | 78 % | |
| Fonds pour les supports | 1.107.093 € | 22 % | |
| TOTAL | 5.127.139 € |
| Programme partenariat international | 2.796.707 € | 70 % | |
| Programme éducation | 644.316 € | 16 % | |
| Programme plaidoyer | 219.541 € | 5 % | |
| Programme information | 323.126 € | 9 % | |
| TOTAL | 4.020.046 € |
| Immobilisations | 605.701 € |
| Créances | 212.109 € |
| Disponible | 1.816.956 € |
| TOTAL | 2.634.766 € |
| Réserves | 2.060.580 € |
| Dettes | 574.186 € |
| TOTAL | 2.634.766 € |
Entraide et Fraternité est membre de Récolte de fonds Éthique re-ef.be et adhère à son code de déontologie qui vous assure la transparence dans l’utilisation des dons et le droit à l’information.
Nos comptes et bilan sont audités et certifiés par le cabinet i-Auditors, réviseur d’entreprises indépendant.
Ils sont publiés sur le site internet de la Banque Nationale bnb.be et sur le site internet de Donorinfo, le label Je donne en confiance donorinfo.be.
Vous les trouvez également sur notre site internet entraide.be.
En 2025, Entraide et Fraternité a confirmé ses orientations prises les années antérieures. L’organisation continue à se réinventer pour renforcer les actions liées à son objet social, à travers de nouvelles stratégies de recherche de financement et une maîtrise des coûts, en étroite collaboration avec les instances.
Grâce à l’engagement et la solidarité exceptionnels de nos donateurs, donatrices, testateurs et testatrices, Entraide et Fraternité termine l’année avec un résultat financier positif.
Les fonds propres levés sont importants et s’élèvent à 1.995.599 €, principalement constitués de dons privés et d’un résultat positif en legs (373.096 €). La collecte de Carême continue sur une tendance positive entamée en 2024 et représente environ 6 % des produits totaux de l’exercice.
Les subsides publics restent stables pour s’établir à 3.034.686 €. Si l’appui prévu par la Coopération belge continue à constituer la principale partie de ces subsides, les autres bailleurs publics ont financé notre action et des projets pour 384.844 € complémentaires. Les subsides privés (323.126 €) continuent de renforcer nos actions de partenariat international.
La somme totale des fonds propres reste importante (44 % des produits, ce qui inclut aussi les subsides d’origine privée). Ceci nous permet une indépendance financière stratégique essentielle et nous donne la capacité de continuer à mener nos activités de soutien à des associations de pays appauvris qui, selon leurs propres priorités, luttent contre la pauvreté, promeuvent l’agriculture familiale comme l’un des moyens de lutter efficacement contre la faim et promeuvent l’application des droits des enfants. Cela nous permet également de poursuivre nos actions de sensibilisation et de mobilisation du public belge aux enjeux des inégalités ainsi que nos actions de plaidoyer auprès des décideurs politiques.
Comme lors de l’exercice précédent, une partie de nos recettes a été consacrée à la récolte de fonds, une activité qui reste capitale pour maintenir et renforcer le soutien de nos donateurs, donatrices, sympathisants et sympathisantes.
Les frais administratifs et de collecte de fonds restent faibles, bien en-dessous de ce qui est permis par la législation belge dans le secteur des ONG. La part des moyens consacrés aux missions est de 78 % et celle consacrée aux supports est de 22 %. Dans les actions liées aux missions, le soutien aux partenaires du Sud représente 70 % des charges, les actions d’éducation et de sensibilisation 16 %, la communication 9 % et les actions de plaidoyer politique 5 %.
Merci infiniment aux donateurs et donatrices, sympathisants et sympathisantes, communautés paroissiales, écoles, groupes sportifs et de solidarité, testateurs et testatrices, militants et militantes qui continuent à nous soutenir « pour que la Terre tourne plus juste ! » Sans vous, notre association ne pourrait pas avoir l’impact et le retentissement d’aujourd’hui, un impact tout particulier en ces temps de monde en transformation profonde.
Merci aussi aux institutions publiques et privées : Direction générale de la Coopération-DGD, Fédération Wallonie-Bruxelles (éducation permanente), Wallonie- Bruxelles International-WBI, Ministère de la Communauté germanophone, CNCD, EHK-Vienne et bien d’autres encore. Avec leurs soutiens ajoutés aux dons que notre public nous confie, un nombre plus important de projets de solidarité internationale, d’éducation au développement et de plaidoyer a pu se réaliser.
Depuis 2018, Entraide et Fraternité adhère à la Charte Intégrité proposée par le SPF Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au développement et dispose en interne d’un Code éthique et d’une politique de signalement et traitement des plaintes.
En 2025, un incident financier mineur a été détecté au sein d’une organisation partenaire au Nicaragua. Celle-ci a immédiatement réagi en déposant plainte à l’autorité compétente locale et en renforçant ses procédures de paiement. La nature exacte des faits - fraude interne ou attaque externe - n’est pas encore établie. Informée sans délai par notre partenaire nicaraguayen, Entraide et Fraternité a suivi les mesures correctrices pour éviter tout nouvel incident et a renforcé ses propres dispositifs internes. Cet incident au Nicaragua n’a pas fait l’objet d’une plainte formelle auprès de notre gestionnaire de traitement des plaintes.
Rapport du Gestionnaire de traitement des plaintes
Au terme de l’année 2025, aucun signalement ou plainte n’a été porté à l’attention du gestionnaire de traitement des plaintes, en l’occurrence Maître Jacques Laffineur, avocat au Barreau de Bruxelles.